La croissance passe par l’innovation, la jeunesse et la taille critique
Voici le dernier article que j’ai publié dans le Cercle Les Echos
La France dispose de ressources qu’elle minimise ou qu’elle ignore. La créativité, l’innovation, la libération des énergies sont les éléments du réveil économique, culturel et social. Mais face au vieillissement du continent, l’Europe doit construire des partenariats avec des pays et des peuples capables de tirer la croissance par leur dynamisme et leur développement.
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Meilleurs voeux pour une année décisive
En souhaitant une bonne année pour 2011 nous n’avions aucune idée des difficultés que notre monde allait connaître pendant les douze derniers mois. Les crises économiques, politiques, écologiques qui les ont rythmés rendent l’exercice des vœux difficiles et inspirent l’humilité.
Pourtant il y a nécessité d’espérer pour sortir de toutes ces épreuves par le haut. Je pense tout d’abord à ceux que ces crises touchent le plus sur leurs emplois, sur leur pouvoir d’achat, sur leur logement, sur leur santé, sur leur droit au bonheur.
Notre monde est à un tournant surtout le monde occidental, il doit refonder son système de croissance, solidifier sa solidarité, structurer sa gouvernance, réformer en profondeur son système financier, rétablir et établir la justice, le droit et la démocratie, éradiquer la pauvreté et les discriminations, construire des perspectives pour les jeunes, lutter contre les inégalités. Mais chacun comprendra que notre pays ne s’en sortira pas seul. Que le repli sur soi est mortel. Que les égoïsmes identitaires sont très dangereux.
Ce n’est pas le travail qui manque, c’est la cohésion et l’union pour y parvenir.
2012 est une année décisive pour notre pays et pour l’Europe car elle va permettre de rebattre les cartes, de fixer un nouveau cap et de nouveaux objectifs, de rassembler nos forces pour sortir de la crise et pour remettre notre pays sur de bons rails.
C’est donc ce vœu principal que je souhaite formuler, un vœu de rassemblement, un vœu de solidarité et de justice fixant de nouvelles règles, un vœu de construction d’un véritable intérêt général. Cette union est possible il suffit de la vouloir. Cette union a ses adversaires qui préfèrent exacerber la compétition et les inégalités. Qui choisissent les intérêts partisans ou les intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.
A nous de la vouloir et de la construire ensemble.
Bonnes et heureuses années à tous.
Vidéo : Le tourisme, un relai de croissance pour l’économie et pour l’emploi, par Christian Delom
Cette vidéo est enregistrée à Giens le samedi après-midi, à la suite de l’atelier sur le tourisme auquel j’ai participé avec Michel Veunac, adjoint au Maire de Biarritz.
Christian Delom, Giens 2011 par CDelom
J’interviendrai samedi après-midi à l’Université de rentrée du MoDem
Ce samedi à 16h30, j’interviendrai à l’Université de rentrée du MoDem à Giens (Var) sur le thème « Le tourisme : un relais de croissance pour l’économie et pour l’emploi », aux côtés de Michel Veunac, Conseiller régional d’Aquitaine.
-> Consulter le programme complet de l’Université de rentrée
Démocratie Représentative : disparition ou révolution ?
Voici un article que j’ai publié dans le Cercles des Echos cliquez ICI
Personne ne conteste valablement que la représentation politique subit une crise majeure. Mais cette crise n’est en rien conjoncturelle, elle est structurelle.
Le fondement de la légitimité de la représentation vient du couple choix démocratique/délégation de pouvoir. Or le lendemain même d’une élection, fut-elle démocratique, la légitimité s’érode lentement et parfois brutalement. L’analyse communément admise distille que l’élection se faisant sur des considérations formelles, la déception viendrait de la désillusion lorsque les propositions concrètes ou la réalité des mesures se font sentir. Il y a une autre hypothèse : la structure même de la délégation de pouvoir ne serait plus adaptée à l’architecture de la création et de la propagation des idées.
Une autre période de l’histoire de l’humanité a vu un tel bouleversement avec l’invention de l’imprimerie au 15ème siècle.
Avant, la création, l’interprétation et la diffusion des idées se concentraient dans une seule institution, l’Eglise. La langue (le latin), la technique (la copie), l’interprétation (la traduction) procédaient de la même institution. On peut donc considérer que cette verticalité créait une situation de pouvoir de haut en bas « one to one ».
L’imprimerie confie à la société civile le rôle de la diffusion. C’est une rupture majeure et définitive, on peut dorénavant diffuser des idées à plusieurs personnes sans avoir besoin d’un intermédiaire, d’une institution, ni très vite, avec l’usage de la langue vulgaire, d’un interprète.
La conséquence est immédiate, la pratique de la religion est contestée dans sa forme. Le protestantisme apparaît et gagne en influence.
Ce mouvement ne s’arrêtera pas et d’autres idées politiques et économiques apparaissent et se diffusent On est dans l’ère du « one to many ». Avec ce mouvement, l’ordre social est contesté puis renversé, il est nécessaire de trancher entre toutes ces idées. La Démocratie devient indispensable. Mais, pour être efficace, il faut se rassembler pour prendre les décisions. Seule la représentation le permet sur des territoires vastes comme la France. Cette délégation est admise car indispensable. Elle exige en retour une évaluation et donc une transparence de l’action du délégataire. Le fond est donc prépondérant sur la forme. La compétence est prise en compte et elle sert de base au choix des citoyens.
L’imprimerie voit se substituer la radio puis la télévision. Le format de la relation devient court et formel. L’attitude prend plus de poids que la compétence. Ces outils d’évaluation deviennent en eux-mêmes des outils de spectacle. La représentation politique finit par être choisie comme un film ou un morceau de musique : j’aime ou je n’aime pas ! Pourtant nous sommes dans le « one to many » et la nécessité d’être représentée reste forte malgré l’amélioration des moyens de communication et de transport.
Internet crée une nouvelle fois une situation de rupture. Les idées pour être conçues et diffusées n’ont besoin d’aucun vecteur humain. Pas de prêtre, pas de député, pas de journaliste, ni même de spécialiste de l’écriture, de l’image ou de la politique. Chaque individu peut mettre son idée en question sur l’Agora numérique et son idée va progresser, être contestée, se ramifier à foison malgré lui. Nous entrons dans l’ère du « many to many ».
On n’est plus contraint de confier la création, la diffusion ou l’interprétation à des spécialistes, chaque individu peut le faire et constitue des groupes en marge des institutions.
Le rôle de l’intermédiaire est donc contesté. A quoi sert un député puisque je peux influencer directement ceux qui détiennent des pouvoirs ? A quoi sert un journaliste puisque je peux diffuser et commenter des informations en ma possession ?
La démocratie n’est plus représentative au sens de la délégation de pouvoir.
Elle a donc deux issues possibles. Considérer que la légalité de l’élection se confond avec la légitimité du pouvoir délégué, et elle sera balayée comme le fut l’ancien régime fasse à la propagation de nouvelles idées qu’il ne maîtrisait plus. Ou bien changer de nature et apporter une vraie valeur ajoutée. Une piste serait de lui demander d’organiser les débats, de veiller à la prise en compte des points de vue, de les modérer en apportant de l’information ou des éclairages et enfin d’en établir une synthèse.
Disparition ou transformation : aux représentants du peuple de choisir. Faute de ce courage, l’ordre nobiliaire a disparu entrainant la chute des monarchies gouvernantes. Le monde accélère et la démocratie représentative devrait se faire du souci. Il pourrait y avoir rapidement de plus en plus d’indignés.
Christian Delom
Choisir l’école, c’est privilégier l’avenir
Gouverner c’est choisir.
Nous le savons tous, une lourde menace pèse sur l’avenir de nos enfants, c’est la dette qui s’accumule et qui représente près de 86% du PNB annuel de la France. On peut toujours dire que le déficit public s’est réduit, si cela se fait par l’accroissement de l’endettement, cela se fait au détriment de l’avenir. Lutter contre le déficit public est donc une priorité nationale. Mais en effectuant des choix qui favorisent également l’avenir.
Fermeture de classes pour cause de suppression de postes.
Or aujourd’hui que voit-on ? L’école et l’éducation deviennent une variable d’ajustement des déficits budgétaires. Dans la ville de Clamart ce sont 9 postes qui sont en jeu et donc 9 classes qui seraient fermées. Est-ce la meilleure réponse pour préparer l’avenir ? D’évidence non. Car la réponse ne peut être quantitative. L’école ne peut pas être gérée comme un flux de production surtout s’il devient un flux tendu.
L’école doit être la principale valeur ajoutée de notre pays.
L’enjeu n’est pas seulement économique, il y a urgence à donner à nos jeunes les outils de leur libre arbitre et de leur citoyenneté. Il y a urgence à leur donner les bons outils de l’apprentissage et de la faculté de créer et d’innover. L’école est le meilleur investissement que nous pouvons faire dans un monde en constante mutation. Il faut sûrement qu’elle s’adapte.
L’école est un investissement d’avenir
Alors que certains voudraient nous faire croire que le salut viendrait de la réindustrialisation de la France. Alors que nos gouvernants n’ont pas hésité une seconde à continuer à endetter la France par la prime à la casse ou par l’aide à des filières utilisant de vieilles technologies, on nous explique que lutter contre les déficit c’est d’abord faire maigrir le Mammouth !
Il serait temps d’avoir une vision d’ensemble, un projet partagé et ambitieux, pour permettre d’allouer des ressources publiques là où elles seront les plus utiles. Qui peut nier que l’école est le terreau de notre avenir ?







