Archive pour la catégorie 'Démocratie'

Edvige: la liberté en question

Jeudi 11 septembre 2008

marianne.jpgL’affaire du fichier Edvige crée un précédent sans comparaison et un retour en arrière de 30 ans.

Comment justifier qu’un fichier puisse inclure des mineurs sans leur permettre une fois majeurs de purger leur passé et repartir d’un bon pied dans la vie, de ficher des élus et des responsables culturels, économiques, syndicaux comportant des données personnelles voire intimes alors qu’ils n’ont commis aucun délit ni eu rien à faire avec la justice, sans que cela ne crée un coup de canif au pacte républicain et aux libertés publiques?

Le Modem est à la pointe du combat pour interdire la constitution d’un tel fichier car notre mouvement défend par dessus tout un Etat de droit et une protection des libertés individuelles.

Les bases juridiques sont bien minces notamment en regard de notre constitution et de la charte des droits de l’homme. Le conseil d’Etat comme la cour de justice européenne devront en être les arbitres.

Comment ne pas s’insurger de l’adoption d’une telle décision en plein mois d’été quand tout le monde à la tête ailleurs.

La mise en oeuvre d’un fichier devrait par nature se faire par la loi et non par une décision administrative. Elle doit se faire sous la responsabilité du pouvoir judiciaire et non de l’exécutif. Les personnes concernées doivent pouvoir accéder aux données en cas de mise en cause. La charge de la preuve doit incomber à ceux qui maîtrisent les données pas à celui qui subissent les conséquences de leur inscription. La CNIL doit impérativement être saisie et son avis suivi.

Voilà des règles minimales pour que notre république reste démocratique et humaniste. L’enjeu dépasse et de loin, par les principes qui sont touchés, la constitution d’outil de prévention de la délinquance.

La sécurité doit rimer avec la liberté sinon au service de quoi serait-elle?

Pour faire triompher le Respect, le Pluralisme et la Démocratie

Vendredi 8 juin 2007

Madame, Monsieur,

Dimanche 10 juin vous allez choisir votre député.

Vous devrez vous prononcer dans un contexte national qui veut amplifier le résultat des présidentielles et qui conduirait à avoir une Assemblée dominée par le parti présidentiel avec un nombre de députés inégalé dans l’histoire de notre République.

Vous le savez, je défends les valeurs de la démocratie, du pluralisme et je veux en plus que le respect devienne la valeur fondamentale partagée par tous.

Je veux que la réussite individuelle entraîne la réussite collective. Et vous?

Je veux que la diversité des talents soit mobilisée et qu’aucun talent, aucune énergie ne soient gâchés. Et vous ?

Je veux que le travail réhabilité permette l’épanouissement personnel et que l’argent ne soit pas le seul moyen de reconnaître la valeur et la réussite d’un homme. Et vous ?

Je veux que la vie soit protégée et respectée dans sa dignité et sa pluralité. Et vous ?

Je veux que chacun puisse vivre dignement de son activité et puisse être relevé en cas d’accident ou de difficultés de la vie. Et vous ?

Je veux que la justice remplace le rapport de force et l’esprit partisan. Et vous ?

Je veux maîtriser notre avenir et celui de nos enfants en prenant des décisions qui ne les engagent pas, prioritairement sur l’environnement, la dette, les retraites, les soins. Et vous ?

Je serai votre représentant pour porter ces engagements et votre voix devant le pouvoir et non défendre le pouvoir devant vous. Pour cela, je voterai les lois quand elles iront dans le sens de l’intérêt général mais je les contesterai et m’y opposerai lorsqu’elles diviseront les Français ou qu’elles ne seront pas conformes à nos valeurs de rassemblement et d’apaisement.

Je serai un député qui vous respecte.

Vive la République, vive la Démocratie, vive la France.

Christian Delom

Des jurys populaires : une régression démocratique

Vendredi 27 octobre 2006

drapeau.jpgLe dernier avatar de la démagogie provient de la prétendante au pouvoir Mme Royale. Elle imagine contrôler l’action des élus par des jurys populaires tirés au sort, y compris, comble de la démagogie et du populisme, au conseil des ministres.

La compétition démagogique est à son comble. Une telle mesure est un aveu de défiance dans la démocratie, en attisant les instincts les plus primitifs de l’âme humaine, celle de la vindicte populaire. Souvenons-nous: les empereurs romains attendaient le verdict du peuple pour mettre à mort les gladiateurs.

Revenir à une expression instinctive et caricaturale du populisme serait une régression inacceptable et nuisible. Notre peuple qui par ses luttes a contribué à inventer la Démocratie et la République, ne peut accepter une perspective aussi éloignée de ses valeurs. (Lire la suite…)