Adoption du mariage pour tous : un principe d’égalité

L’adoption définitive du texte sur le mariage pour tous est enfin réalisée après un long et peut-être trop long débat.

Il était une nécessité car il était attendu, pas seulement des couples homosexuels, mais aussi par tous ceux qui pensent que l’évolution de la société française est indispensable pour ne pas sombrer dans une glaciation conservatrice qui engourdit tout esprit d’initiative et d’innovation.

Comme toute évolution sociétale, il y a eu débat et traditionnellement ce débat a été monopolisé par une France conservatrice face à une France progressiste. L’Histoire a toujours prouvé  que ces évolutions érigées en rupture ont fini par s’installer dans la durée (droit de vote pour tous, divorce,  avortement, abolition de la peine de mort,…).

Sur le fond il s’agissait d’élargir le droit au mariage à tous les couples qui veulent bâtir une vie en commun dans la durée.

La République a établi le mariage, simple contrat civil, sous la forme d’une institution républicaine. Rappelons qu’à cette époque l’institution n’était pas dénuée d’arrière-pensée nataliste pour des raisons stratégiques, économiques et même militaires.

Aujourd’hui le mariage est un projet de vie dont le ciment est la solidarité entre les époux avant même toute référence à l’éducation des enfants (Art 212: 
Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance). Ce projet de vie est la cellule de base de la société, le fait que tous les couples y aient maintenant accès est la réparation d’une injustice.

La République devait répondre présente et, citoyens de notre pays, nous pouvons être fiers de la représentation nationale. Espérons que le Sénat l’adopte dans la sérénité et que les opposants comprennent que cette évolution n’enlève aucun droit aux couples et familles bénéficiant déjà de cette institution.

Pour les enfants, il ne peut y avoir de vie que par l’existence préalable d’un homme et d’une femme, chaque être humain en est le fruit et doit en avoir conscience. Mais l’amour et l’éducation peut être donné par chaque être humain quelque soit sont sexe et son projet de vie. La réalité naturelle n’en sera pas modifiée pour autant et l’enfant doit être , dès son jeune âge ou dès son adoption s’il est plus âgé, affranchit de cette réalité. Ne pas dire à un enfant qu’il est adopté est un mensonge qui finit immanquablement par une blessure grave et profonde. C’est dans la vérité que l’enfant construira son identité.

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